LE PROJET 

Makrokosmos

Le titre et le format de Makrokosmos reflètent l’admiration de George CRUMB pour deux grands compositeurs de musique pour piano du XXème siècle : Bela BARTOK (Mikrokosmos) et Claude DEBUSSY (24 Préludes). On peut également suspecter une « impulsion spirituelle » vers Frédéric CHOPIN (son côté sombre) et Robert SCHUMANN (sa fantaisie d’enfant).

 

Quand George CRUMB écrit cette pièce entre 1972 et 1973, il est depuis longtemps sujet à être hanté par des images qui lui permettent de noter diverses idées et de les explorer, comme :

– les « proportions magiques » de la musique
– le problème de l’origine du diable
– l’infini du temps
– l’emploi de l’ironie dans la vie (si bien exprimée en musique par MOZART ou MAHLER)
– ces mots de PASCAL : « Le silence éternel des espaces infinis m’effraie », et ces quelques lignes de RILKE : « Und in den Nächten fällt die schwere Erde aus allen Sternen in die Einsamkeit. Wir alle Fallen. Und doch ist Einer, welcher dieses Fallen unendlich sanft in seinen Händen hält »

Chacune de ces « 24 pièces de fantaisie » est associée à un signe différent du zodiaque et au nom d’une personne née sous ce signe.

Ainsi, dans notre version de cet objet particulier, le pianiste, tout en annonçant le titre de chaque pièce et son signe, dédie un moment de musique à une personne du public née sous ce signe. La vidéo, elle, permet de capter tout le travail non usuel du pianiste : en effet, cette pièce utilise les capacités de l’instrumentiste à jouer non seulement de manière traditionnelle au clavier, mais également dans le cordier de l’instrument. Les effets sont multiples : cordes grattées, étouffées, pincées, touchées à certains endroits précis pour faire naître différentes harmoniques ; utilisation de différents objets posés ou jetés dans le cordier, tels que des verres à eau, des chaînes, des feuilles de papier, des dés à coudre, des balais métalliques …

Le pianiste est aussi invité à chanter, siffler, parler à l’intérieur du piano, ce qui amène l’instrument à vibrer, à résonner de différentes manières grâce à un système très fin d’amplification. Enfin, toutes les quatre pièces est projetée la partition de George CRUMB, qui est en elle-même une « œuvre ». En effet, à la fin de chaque cycle, le compositeur écrit une musique en forme de symbole : la croix, la spirale, les cercles infinis, le « peace and love », etc…

Ainsi, par le truchement de la lumière, de la vidéo, du déplacement dans l’espace des différents objets nécessaires à l’exécution de l’œuvre, Aurélien Richard aux spectateurs une écoute active de la partition de George CRUMB.

Extrait de la Note d’Intention

“Par le truchement de la lumière, de la vidéo, du déplacement dans l’espace des différents objets nécessaires à l’exécution de l’œuvre, Aurélien Richard aux spectateurs une écoute active de la partition de George CRUMB.”

Un concert visuelAurélien Richard

Générique

Interprétation

Aurélien RICHARD

Conditions particulières

Le piano utilisé est un piano Steinway modèle D. Pour les besoins de l’exécution, il est demandé de prévoir un écran pour la projection vidéo et un vidéo-projecteur assez puissant (on peut aussi projeter l’image sur un mur blanc). Le piano est repris par un système d’amplification, la diffusion salle étant à adapter à chaque nouveau lieu, avec l’équipe technique en place.

Production

LIMINAL

Création

2001

Piano Lab